2013, année internationale de la coopéeation dans le domaine de l'eau.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2013 « Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau ». Pourquoi consacrer cette année aux problématiques concernant cette ressource ? Et que signifie « coopérer dans le domaine de l’eau » ? Examinons d’un peu plus près cet évènement.

A l’heure actuelle, la question de la gestion des ressources en eau dans le monde se pose avec acuité : l’urbanisation rapide, la pollution et les changements climatiques menacent cette ressource précieuse alors que la demande en eau croît en rai2013, année international de la coopération dans le domaine de l'eau. son des besoins d’une population mondiale grandissante, de  la production alimentaire, énergétique et industrielle. Aussi, la réalisation des besoins humains fondamentaux, le développement socio-économique des sociétés mais aussi la réduction de la pauvreté et l’environnement sont extrêmement dépendants de l’eau. Au vu de l’importance que constitue donc la problématique de l’eau, l’objectif de cette année internationale consacrée à la coopération dans le domaine de l’eau est donc de sensibiliser les citoyens du monde entier aux possibilités que peut offrir le développement de la coopération dans ce secteur ainsi qu’aux défis que représente la gestion de cette ressource. Cette année internationale s’inscrit par ailleurs dans la décennie internationale « L’eau, source de vie 2005-2015», également proclamée par les Nations Unies. Des célébrations et autres manifestations auront lieu tout au long de cette année au siège de l’UNESCO à Paris ainsi qu’un peu partout dans le monde.

Mais qu’entend-o2013, année international de la coopération dans le domaine de l'eau. n par « coopération dans le domaine de l’eau » ? Toute action concernant la gestion de l’eau nécessite une coopération efficace entre de nombreux acteurs, que ce soit au niveau local, régional, national ou international. Les cours d’eau qui traversent plusieurs pays exigent une coopération entre les nations concernées : en effet, il s’agit de partager ces ressources en eau de la manière la plus équitable possible entre les populations bénéficiaires, populations dont la culture et les revendications sont souvent différentes et dont les intérêts divergent parfois. A noter que la coopération est évidemment aussi nécessaire entre les nations qui se partagent des ressources en eaux souterraines. Une coopération efficace entre les acteurs de la gestion de ressources hydriques participe à la construction de la paix et d’un développement durable. A l’inverse, dans le cas où l’une des personnes impliquées dans la gestion de l’eau ne coopère pas, ce que l’on peut appeler « la chaîne de la coopération » est rompue. Les ressources en eau ne peuvent alors être gérées efficacement, avec pour conséquences des effets néfastes sur l’économie mais aussi sur les vies humaines. La coopération dans le domaine de l’eau est donc essentielle pour la justice sociale, la lutte contre la pauvreté, mais aussi pour la sécurité et l’égalité entre les sexes. Parmi les exemples de coopération dans ce domaine, citons notamment en matière de gestion transfrontalière de l’eau, l’accord signé par les présidents de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay concernant la nappe aquifère de Guarani, afin entre autres de protéger l’environnement de l’aquifère et d’utiliser de manière raisonnée cette réserve d’eau.

Faits et chiffres

• Plusieurs études démontrent que si nous ne changeons pas nos modes de vie actuels, 3,5 planètes Terre seront nécessaires afin de subvenir aux besoins d’une population mondiale dont le style de vie serait comparable à celui du monde occidental (Europe/Amérique du Nord).

• Au cours des 40 prochaines années, la population mondiale devrait augmenter de 2 à 3 milliards d’êtres humains. Ce phénomène devrait engendrer une augmentation de la demande en nourriture de 70% d’ici 2050. Les besoins en énergies renouvelables (dont l’énergie hydroélectrique) devraient eux augmenter de 60% d’ici 2030. Ces problèmes sont liés, puisque la production agricole croissante entraînera une augmentation de la consommation en eau et énergie.

•Tandis que l’on prévoit une diminution de la disponibilité en eau dans de nombreuses régions du monde, la consommation mondiale en eau pour l’agriculture devrait augmenter d’environ 19% d’ici 2050.

Source : site des Nations Unies, www.un.org