Presse

 
 
Communiqué de presse
 
 
 

Séisme en Haïti : objectif Ô agit

 

Le tremblement de terre en Haïti ayant causé plus de 100.000 victimes constitue une catastrophe humanitaire majeure dans le pays le plus pauvre de la planète.

Objectif Ô s'inscrit dans la demande d'aide d'urgence dans ce pays lourdement frappé et y apporter le minimum vital : l'eau potable !

Objectif Ô déjà présente depuis deux ans dans la région de l'Artibonite durement touchée par les ouragans, y a déjà installé une dizaine de stations de potabilisation d'eau permettant ainsi l'accès à l'eau potable à plus de 20.000 personnes par jour.

En partenariat avec des ONG haïtiennes, objectif Ô souhaite installer des stations dans les zones sinistrées et ainsi leur garantir l'accès à l'eau potable.

Pour soutenir ces projets, objectif Ô invite le grand public à faire un don sur le numéro de compte : 001-5005007-77 avec la mention "Haïti".

Tout don de €30 minimum à objectif Ô est déductible fiscalement

Ils ont besoin de vous ! Nous comptons sur vous.
 
 
 
 
 
 
objectif Ô en association avec d'autres organisations humanitaires on interpellé les autorités belge concernant le troisième rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau réalisé dans le cadre du Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau, publié par les Nations Unies, le 16 mars 2009 sous l'intitulé "Water in a changing world". Ce rapport est le résultat d'un effort coordonné et conjoint des 26 agences et entités des Nations Unies constituant la plateforme « ONU-Eau » en partenariat avec des gouvernements, des agences internationales, des organisations non gouvernementales et autres parties prenantes. Un tel document est présenté tous les 3 ans avant chaque Forum Mondial de l'eau dont le dernier a eu lieu du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul.
 
 
Le 10 avril 2009
 
 
Chers Ministres, chargés de la politique de l'eau et de la coopération au développement, l'agriculture, l'énergie, la santé publique, et l'enseignement, chers membres du bureau d'étude des partis démocratiques, Par la présente, nous vous invitons à prendre connaissance des principaux faits consignés dans le troisième rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau des Nations Unies (WWDR-3), réalisé dans le cadre du Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau, publié le 16 mars 2009 sous l'intitulé "Water in a changing world". Ce rapport est le résultat d'un effort coordonné et conjoint des 26 agences et entités des Nations Unies constituant la plateforme « ONU-Eau » en partenariat avec des gouvernements, des agences internationales, des organisations non gouvernementales et autres parties prenantes. Un tel document est présenté tous les 3 ans avant chaque Forum Mondial de l'eau dont le dernier a eu lieu du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul.

Le document dans son intégralité est téléchargeable à l'adresse suivante : www.unesco.org/water/wwap/wwdr Ce rapport souligne les processus décisionnels qui interfèrent avec certains facteurs de changement augmentant ainsi la pression que l'humanité exerce, entre autres, sur les ressources en eau. Pour la première fois, il adopte un ton alarmant et appelle d'urgence à la concrétisation d'actions afin d'éviter une crise mondiale de l'eau. Les menaces qui pèsent sur la qualité et l'accessibilité des ressources en eau n'ont jamais été aussi grandes. De nombreuses régions du monde surexploitent leurs ressources locales, alors que les situations de pénurie - voire de rareté – hydrique, qui sévissent déjà çà et là, exacerbent la pauvreté, l'inégalité et le sous-développement. Les causes de la crise de l'eau sont multiples. Nous soulignons, par exemple, le manque de collaboration et de coopération transnationale, la priorité donnée aux considérations commerciales pour créer des solutions qui ne sont pas durables, ainsi qu'une mauvaise gestion des ressources en eau et la négligence de la gestion du risque. « Les acteurs de l'eau connaissent depuis longtemps le problème et en sont convaincus mais ne prennent pas de décisions. La responsabilité de solutionner urgemment le problème de l'eau incombe à nos décideurs politiques » conclut Olcay Unver, coordinateur du rapport. Voici, brièvement, les grands défis auxquels nous serons confrontés, et tels qu'ils sont présentés dans le WWDR-3 :

  • L'accessibilité aux infrastructures d'eau potable et infrastructures sanitaires de base (latrines) : Au rythme actuel d'investissements la réalisation de l'Objectif du Millénaire relatif à l'eau (OMD7) pour 2015 est illusoire ! Selon les dernières prévisions 47% de la population mondiale vivra en zone de stress hydrique et 67% ne bénéficiera d'aucun accès à l'assainissement d'ici 2030. Afin d'atteindre l'OMD 7, il faudrait investir annuellement 9,5 milliards de dollars rien que dans le secteur de l'assainissement. Or en 2006 nous n'avons investi que 3,9 milliards de dollars pour l'assainissement et l'accès à l'eau potable !
  • Croissance démographique : La population mondiale, estimée aujourd'hui à 6,6 milliards de personnes, augmente chaque année de 80 millions de personnes. Cette croissance démographique se traduit par une augmentation des besoins en eau douce équivalente à 64 milliards de mètres cube par an. Il est attendu que 90% des 3 milliards de personnes supplémentaires estimées pour 2050 vivront en pays en voie de développement.
  • L'agriculture/élevage : L'agriculture est l'activité humaine la plus vorace en eau avec une consommation de 70% des ressources d'eau douce. De 400 à 2000 litres d'eau sont nécessaires tout au long de la chaîne de production pour fabriquer un T-shirt taille médium. De même, de 1000 à 20 000 litres d'eau sont utilisés pour produire 1 kg de viande ! Conséquemment à la croissance démographique et à la poursuite collective et individuelle de la hausse du niveau de vie, la demande en eau douce pour l'agriculture augmentera de 70 à 90% d'ici 2050.
  • L'énergie : Les demandes en énergie impliquant une exploitation des ressources en eau augmenteront de 55% d'ici 2030, 60% pour l'énergie hydraulique.
  • Assainissement (traitement des eaux usées) : 80% des eaux usées sont rejetées dans la nature sans traitement préalable. Les conséquences pour la salubrité publique dans les centres urbains à forte densité démographique en sont catastrophiques. Pour parvenir à traiter mondialement toutes les eaux polluées d'origine urbaine, il faudrait consentir à investir 100 milliards de dollars par an. Un coût ahurissant et préoccupant !
  • Le réchauffement climatique : Le réchauffement climatique devrait modifier la disponibilité (spatiale et temporelle) en eau suite à l'intensification et à l'accélération du cycle hydrologique global. Cela aura des conséquences sur l'intensité et la fréquence des catastrophes naturelles extrêmes telles que les inondations et les sécheresses.
  • Les réfugiés climatiques : Les conditions d'accès à l'eau et à l'assainissement influencent grandement les opportunités de développement humain. Sachant que d'ici 2050, 47% de la population vivra en régions arides et semi-arides, on estime que 24 à 700 millions de personnes se déplaceront pour fuir les effets du manque d'eau et d'assainissement, pour une grande partie dus aux conséquences du changement climatique.

Sans oublier les facteurs liés aux conjonctures actuelles et modes de vie qui intensifient les pressions sur les ressources hydriques et alimentent la crise mondiale de l'eau. Le rapport fait notamment ressortir les menaces de l'urbanisation effrénée, le développement industriel rapide des pays émergents et des pays en transition, la crise écologique et financière, la hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation sur la qualité de l'eau potable et son accessibilité. Le WWDR-3 souligne également qu'aucun Objectif du Millénaire ne peut être réalisé sans un investissement préalable dans le secteur de l'eau. L'eau est en effet à la base de tout développement humain. Comment lutter contre la famine et la pauvreté si l'eau manque aux cultures et à l'économie ? Comment favoriser l'autonomisation de la femme ou encourager la scolarisation des enfants si ces derniers doivent parcourir plusieurs kilomètres par jour pour approvisionner leurs familles avec moins de 20 litres d'eau ? Pourtant les gouvernements restent frileux à déployer des moyens financiers suffisants malgré les statistiques de l'OMS qui témoignent qu'1 dollar investi dans le secteur de l'eau permet un retour sur investissement de 3 à 34 dollars ! Investir pour l'eau, c'est investir pour l'environnement, pour les générations futures, pour la femme, pour la santé, pour la souveraineté alimentaire. Actuellement, les pays dits développés dépensent jusqu'à 200 milliards de dollars par an pour remplacer les infrastructures vétustes de potabilisation et d'assainissement de l'eau ; 10 X la somme qu'il faudrait pour atteindre l'OMD 7 en 2015 ! Si le caractère vital de l'eau ainsi que la non durabilité de nos usages sont largement reconnus, le secteur de l'eau continue de souffrir d'un manque d'intérêt politique et de sous-investissements. Les solutions proposées sont, avant tout, d'ordre politique. Olcay Unver nous rappelle que « l'eau doit être au centre de toutes stratégies politiques – agriculture, énergie, santé, infrastructure, enseignement , …. En effet, les facteurs et politiques en dehors du secteur de l'eau ont plus d'impact sur la gestion de l'eau qu'en ont de nombreuses politiques soutenues et appliquées par les ministères ayant en charge la compétence de l'eau. 3

Voici certaines recommandations issues du rapport et que nous aimerions porter à votre connaissance :

  • Encourager les réformes institutionnelles telles que la décentralisation, la participation des parties prenantes, la transparence, la gestion durable des ressources hydriques y compris transfrontalières.
  • Reconnaître la dimension transversale de la problématique de l'eau et encourager une approche coordonnée des différents secteurs (agriculture, énergie, industrie etc.) plutôt qu'une approche fragmentée et sectorielle de prise de décision et de gestion.
  • Faciliter l'échange d'informations, connaissances, données, expériences et technologies.
  • Intégrer davantage la société civile et la population dans les processus décisionnels.
  • Renforcer la sensibilisation citoyenne, l'éducation et la formation.
  • Développer des modèles participatifs de gestion des ressources.

Suite à cela, nous vous invitons à considérer avec attention nos quatre revendications suivantes pour la politique Belge:

  • Reconnaître le droit d'accès à l'eau potable dans la constitution nationale et promouvoir cette reconnaissance dans les législations internationales.
  • Inclure l'eau comme élément transversal de tous projets d'aide au développement belges, et encourager l'Europe à faire de même.
  • Promouvoir une gestion équitable, durable et participative des ressources hydriques, avec une forte concertation des utilisateurs.
  • Plaidoyer que le Sommet de Copenhague « Post-Kyoto » en décembre 2009 inscrive à l'ordre du jour prioritaire de son agenda la nécessité de trouver dès maintenant des moyens d'adaptation aux effets déjà visibles du réchauffement climatique, surtout dans les pays en voie de développement, sur la quantité et l'accessibilité des ressources en eau et conséquemment sur les conditions de paix dans le monde. Gestion de l'eau doit en effet être reconnue comme un élément clé au centre des politiques de prévention de conflits.
"There has been a widespread failure to recognize water's vital role in providing food, energy, sanitation, disaster relief, environmental sustainability and other benefits. This has left hundreds of millions of people suffering from poverty and ill health and exposed to the risks of water-related diseases."
Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations-Unies.
 
 
Chers Ministres et membres du bureau d'étude des partis démocratiques, nous vous remercions de l'attention que vous avez portée à ce document. Veuillez agréer, messieurs, mesdames, nos salutations distinguées. Les organisations soussignant cet appel,  
 
 
 
 
Oxfam-Solidarité www.oxfamsol.be
 
 
objectif Ô
 
 
                                                                                                 

                                                                                                                            

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
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